La biodiversité des marais

L’île de Noirmoutier – mi terre, mi mer – bordée à l’Ouest par l’Océan Atlantique et à l’Est par la baie de Bourgneuf.

L’île de Noirmoutier est un site naturel majeur de la façade atlantique, par ses zones humides, lieu de reproduction, de nourrissage et d’hivernage de nombreuses espèces d’oiseaux rares ou menacés. Pour cette raison, l’île fait partie ou englobe plusieurs zones naturelles protégées : zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, marais salants de Noirmoutier, la Bosse, Luzéronde / Site Natura 2000 « Marais Breton-Baie de Bourgneuf-Ile de Noirmoutier et Forêt de Monts » / Réserve Naturelle Nationale des Marais de Müllembourg / Réserve Naturelle Régionale du Polder de Sébastopol / Espace naturel sensible départemental des Dunes de la Tresson.

Des paysages insulaires à l’état de nature et maîtrisés

Au nord, le paysage du Marais de Luzeronde est conservé grâce aux activités salicoles et à une agriculture extensive créant des milieux riches en biodiversité. Le vaste massif dunaire s’étendant sur la partie ouest et nord-est de l’île, partiellement fixé par une forêt de chênes verts et de pins maritime, est protégé par une maîtrise foncière de l’Etat et par une gestion de l’ONF.

A la périphérie, de vastes espaces marins constitués de platiers rocheux sur la cote ouest et de vasières dans la Baie de Bourgneuf, forment un ensemble naturel de très grand intérêt qui se prolonge jusqu’à l’Ilot du Piler dont la maîtrise foncière est assurée conjointement par le Conservatoire et par l’Etat.

Des espaces inscrits au réseau Natura 2000

Ces espaces qui sont inscrits au réseau Natura 2000, sont favorables au développement d’une flore et d’une faune patrimoniales (herbiers de Zostères, récifs d’Hermelles, Omphalodes littoralis, limicoles, Busard cendré, Hibou des marais…). Les vasières, les plages et les côtes au nord sont des sites majeurs pour les oiseaux limicoles en hivernage.

Un paysage plus banal domine sur la partie sud-est de l’île, composé d’espaces agricoles en monoculture de pomme de terre (la Bonnotte) et de cultures céréalières, dans des polders complètement asséchés. Sur l’espace marin périphérique, la Baie de Bourgneuf et le Passage du Gois constituent des sites très originaux et appréciés qui sont des haut-lieux de pêche, à pied de biodiversité marine et de tourisme.

Noirmoutier, une île naturelle

Que l’on vienne du Gois ou par le pont, la Nature est omniprésente sur l’île de Noirmoutier.
Riche d’une nature préservée et de l’écosystème qui lui est associé, Noirmoutier est une île protégée, où l’homme entretient une relation harmonieuse avec son environnement.

Le marais de l’île de Noirmoutier a été façonné dès le Moyen-Age par les moines afin de le rendre salubre puis de l’exploiter. Il constitue aujourd’hui une des images phares du territoire.
L’eau de mer y pénètre quotidiennement l’été, par un réseau hydraulique très dense, alimenté par les trois étiers du Moulin, de l’Arceau et des Coëfs.

Plus proche de la mer, se sont aussi implantés les claires ostréicoles pour l’affinage des huîtres de Noirmoutier.

 

Le marais abrite un écosystème riche d’espèces spécifiques adaptées à supporter des conditions écologiques difficiles (sel, chaleur, eau…). Il joue ainsi le rôle de nourrissage pour de nombreuses espèces, mais aussi de reproduction et de nurserie pour les oiseaux et les poissons. Les zones humides sont également des puits de carbone majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 
Préservons la Nature !

Situé au coeur de l’île, le marais de l’île de Noirmoutier a été façonné dès le Moyen-Age par l’homme afin de le rendre salubre puis de l’exploiter. Il constitue aujourd’hui une des images phares du territoire.
L’eau de mer y pénètre quotidiennement l’été, par un réseau hydraulique très dense, alimenté par les trois étiers du Moulin, de l’Arceau et des Coëfs.

Le marais est principalement exploité pour la production de sel par les sauniers.
Chaque marais salant étant relié par des canaux (étreaux) et fossés (branches) de plus en plus fin.

Plus proche de la mer, se sont aussi implantés les claires ostréicoles pour l’affinage des huîtres de Noirmoutier.

Le marais abrite un écosystème riche d’espèces spécifiques adaptées à supporter des conditions écologiques difficiles (sel, chaleur, eau…). Il joue ainsi le rôle de nourrissage pour de nombreuses espèces, mais aussi de reproduction et de nurserie pour les oiseaux et les poissons. Les zones humides sont également des puits de carbone majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les paysages diversifiés sont autant d’écosystèmes abritant une flore et une faune variées. Le pied des dunes est un milieu fragile. Les dépôts naturels d’algues ou « laisse de mer » constituent des écosystèmes, où se nourrissent et niches certaines espèces d’oiseaux. Les dunes grises et boisées de l’île sont parmi les plus belles de France. Les marais sont au printemps et en été un lieu privilégié pour la reproduction d’oiseaux d’eau. Plusieurs secteurs de l’île font l’objet d’une gestion écologique spécifique, notamment les 2 réserves naturelles de l’île. Ces sites phares pour la protection de la biodiversité nécessitent une attention particulière.

L’Ile de Noirmoutier présente une grande diversité d’habitats liés aux zones humides littorales, dunaires et boisées.

Le campagnol amphibie est un mammifère dont les populations sont très denses dans plusieurs secteurs de marais où les roselières sont préservées.

La loutre est présente ponctuellement.

Le Pélobate cultripède est un crapaud qui se reproduit au pied des dunes de Luzéronde. Sa population est relativement importante sur un territoire favorable restreint.

Les espèces emblématiques de l’île

L’Ile de Noirmoutier présente une grande diversité d’habitats liés aux zones humides littorales, dunaires et boisées. Plusieurs espèces, peu fréquentes dans le reste de la France, y ont trouvé refuge. Dans les bassins, les différents taux de sel donnent des couleurs très variées à l’eau. Dans les marais salants, il y a une faune et une flore très riche. Les marais salants fournissent des zones de nourriture (crevette poissons, insectes, graines) et de repos aux oies, canards et petits échassiers. En nidification, le marais abrite une faune typique. De très nombreux oiseaux migrateurs viennent passer l’hiver à Noirmoutier. Tous les ans, ce sont près de 50 000 oiseaux qui font une pause sur l’île :  mouettes,  goélands, faucon crécerelle, busard, oie bernache cravant,  avocette, sterne caugek, sterne pierre garin, mouette rieuse, gorge bleue, aigrettes gazettes, chevaliers gambettes… autant d’espèces plus ou moins répandues qui atteignent dans ce secteur des densités élevées.
Avis aux amateurs de photo animalière !

L’avocette
élégante

L’avocette élégante, oiseau au plumage noir et blanc, repérable à la forme unique de son bec. Il lui permet en balayant l’eau d’un incessant mouvement latéral, de recueillir des petits invertébrés.

L’échasse
blanche

L’échasse blanche : perchée sur de longues pattes rouges, l’échasse est pourvue d’un bec fin et d’un plumage blanc et noir. Cet oiseau migrateur entreprend dès le mois d’août un long voyage vers les zones humides d’Afrique tropicale et regagne notre pays en avril.

La Gorge
Bleue

Dès son arrivée à la mi-mars, la Gorge Bleue à miroir blanc chante posée au sommet d’un arbuste. Elle laisse apparaître alors sa poitrine bleu azur qu’illumine le rectangle du miroir. Les bassins et étiers des marais salants bordés de tamaris constitue un habitat idéal où elle cherche des insectes.

Le Tadorne
de Belon

Le Tadorne de Belon est le plus gros canard d’Europe qui montre une préférence pour les marais salants à l’abandon et les lagunes d’eau saumâtres. Les oeufs sont déposés dans un endroit caché : au fond d’un terrier de lapin ou sous des broussailles.

L’omphalodes du littoral est une petite plante bien présente sur l’ensemble des dunes grises. La zostère est une plante aquatique des vasières de la Baie de Bourgneuf. Il y a également d’autres plantes telles que, l’oeillet des dunes, le liseron des dunes, l’immortelle des sables, la ciste à feuille de sauge

L’immortelle des sables

Omphalodes littoralis

L’oeillet des dunes

L’amie du sel : la salicorne !

La flore est très particulière car les racines des plantes plongent dans l’eau salée. Les marais hébergent des espèces liées aux milieux humides ; la flore est très particulière car les racines des plantes plongent dans l’eau salée. Cette flore est adaptée à l’eau et au sel.

LA SALICORNE
PLANTE HERBACÉE

Plante herbacée, la salicorne a longtemps servi à la fabrication de soude. Aujourd’hui, on la déguste en condiment ou en légumes frais. Les botanistes trouvent ici un terrain privilégié pour l’étude d’espèces rares et protégées. Elles s’y développent dans un climat d’exception et les marais offrent un véritable rôle régulateur climatique.

L’OBIONE ARBRISSEAUX
HALOPHYTES

L’obione est une plante appartenant au  genre Halimione ou Atriplex, selon les sources. Les obiones sont des arbrisseaux halophytes formant des touffes compactes et fleurissant en été, donnant des fleurs jaunâtres. L’obione colonise les vases des prés salés.  Elle est comestible crue ou cuite : crue, elle a un goût salé et une texture croquante.

ARTEMISIA MARITIMA
RARE ET PROTÉGÉE

L’absinthe de mer ou armoise maritime: Artemisia Maritima, est une plante médicinale rare et protégée, bien connue des Noirmoutrins pour ses propriétés vermifuges, toniques et digestives. Les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques et les anciens soignaient les voies respiratoires en l’utilisant sous forme de tisanes. Il s’agit également d’un remarquable antimite. Fraîche ou sèche, elle réhausse les poissons et les fruits de mer.